Les Castors Mutants

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ExClusif : L'interview des Castors !

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Une exclusivité castorsmutants.com : l'interview-vérité des Castors Mutants !

A l'occasion de leur dernière sortie d'album - et de prison - les Castors Mutants ont accepté de recevoir un journaliste des Inrockuptibles.

Le site www.castorsmutants.com vous offre l'interview :

Les Inrocks : J’aimerais commencer par la question traditionnelle : quelles sont les influences du groupe ?
Kastor Vinz : Elles sont très variées. On a influencé des gens d’horizons très différents, de Bob Dylan à Placebo en passant par Bjork, les Béruriers Noirs… Au début, on a surtout marqué toute la mouvance punk-rock, mais ensuite ça s’est vraiment diversifié, avec des gens comme Pink Floyd ou même Léonard Cohen qui ont beaucoup appris en nous écoutant. Et puis encore plus tard ça été un nouveau bouleversement avec la Cold Wave et le Gothique : pendant des mois ils ont écouté nos bandes en boucle, pour eux ça a été comme une révélation.
Touanou Castor : ce qui compte pour nous, c’est de ne pas se limiter à un style, à une sensibilité et de se fermer au reste. Le Rock, le Reggae, la Pop, le Metal, mais aussi le Jazz ou la Techno, même des mecs comme Daft Punk ou Madonna, tout ça c’est des trucs qui a un moment ou à un autre ont été influencés par les Castors Mutants et qui en gardent quelque chose. Et ça c’est quelque chose de vraiment important pour eux.

LI : Et comment avez vous géré le succès ? Est-ce que c’est difficile de rester simple quand on devient comme vous des mégastars interplanétaires en aussi peu de temps ? de garder les pieds sur terre ?
KV : C’est vrai que j’imagine que pour des mecs normaux ça doit pas être évident, mais pour nous c’est pas vraiment pareil : je veux dire, quand t’as toujours su que t’étais le meilleur c’est pas si dur quand les autres finissent par s’en rendre compte
TC : En fait, c’est surtout pour les autres groupes que notre succès a pas du être facile à avaler, je crois que c’est plutôt à eux qu’il faudrait poser la question.

LI : Quand même, Touanou, on dit que vous saccagez régulièrement vos chambres d’hôtel...
TC : Oui, ça aide à tenir la pression, de se recréer son environnement quand on est en tournée…

LI : La drogue, c’est un problème pour vous ? Vous auriez un message à faire passer au public sur ce sujet là ?
KV : C’est vrai qu’avec la chute des cours on a eu pas mal de soucis, mais on a fini par s’en sortir. Et c’est ça que je voudrais dire aux jeunes, de jamais laisser tomber.
TC : Et aussi n’achetez pas à Pierre Beauvillain, il vend du paillasson.

LI : Qu’est ce que vous pensez des artistes comme Renaud ou Mickey 3D qui n’hésitent pas à prendre des risques pour dénoncer la mondialisation et les injustices ? Est ce que vous pensez que c’est le rôle d’un artiste ?
KV : Complètement . Nous aussi, on s’est toujours battu pour faire avancer nos idées, aussi bien contre la dérive des continents que pour la réforme du Plan Comptable Général, sans oublier les bus de nuits ou le problème des profs d’allemand.
El Djahoui : ça nous a d’ailleurs valu pas mal d’ennuis.
KV : Evidemment, quand tu t’attaques au système comme on le fait, ça en dérange certains. Au début, beaucoup de nos chansons étaient censurées par les majors ; souvent les gens ne les écoutaient même pas jusqu’au bout, c’était trop subversif.

LI : Et les intermittents du spectacle, c’est un combat que vous soutenez ?
KV : Bien sur. On s’est toujours mobilisé en faveur de la rémunération des artistes, c’est quelque chose qui nous touche vraiment et pour lequel on s’est toujours battu. Et pour ça on hésite jamais à agir sur le terrain.
TC : Dans nos concerts par exemple, les places sont toujours beaucoup plus chères que partout ailleurs, et pourtant c’est souvent des très mauvaises places. On vend d’ailleurs beaucoup plus de tickets qu’il n’y a de places dans la salle, c’est notre façon a nous de soutenir la profession.

LI : Comment se répartissent les rôles au sein du groupe ? Comment vous y prenez vous pour créer vos chansons par exemple ?
KV : En fait c’est assez simple, je fais tout pendant que les autres se tournent les pouces. De toute façon ils sont généralement saouls ou en prison, alors si je devais compter sur eux…
ED : En général, c’est moi qui trouve le thème de la chanson, et puis c’est moi qui compose la musique et c’est moi qui écris les paroles. Les autres ne font rien, ils vivent a mes crochets.
TC : En fait, les autres membres du groupe sont surtout des prête-noms. Au début je les ai pris parce que je n’avais pas les moyens d’embaucher des pom-pom girls, et puis je les ai gardés, plus par pitié qu’autre chose.

LI : Parlons un peu de vos projets. Vous avez une date par jour pendant 8 semaines, ça ne fait pas un peu trop ?
TC : Il faut relativiser, ça ne fait jamais en tout que…euh…pas loin de ..bon, enfin je crois que c’est plutôt à notre impresario qu’il faudrait poser la question…